Le musée

L’ARCHISCULPTURE

Âgé de 60 ans, artiste reconnu aussi bien comme peintre que céramiste, Robert Tatin imagine et entreprend la réalisation d’une œuvre sculptée monumentale, construite autour de sa maison de Cossé-le-Vivien.
Il met à profit l’expérience partagée avec les bâtisseurs de Brasilia et les découvertes techniques sur le mortier de ciment armé pour modeler en 21 ans une « archisculpture » unique et spectaculaire, conçue à partir de nombreux plans et dessins. Cette œuvre onirique propose au visiteur un voyage intérieur, foisonnant de références à des civilisations lointaines. Chacun peut y trouver un écho à sa propre culture et participer ainsi à l’histoire de l’humanité. Protégée au titre des monuments historiques depuis janvier 2022, cette œuvre onirique propose au visiteur un voyage intérieur, foisonnant de références à des civilisations lointaines. Chacun peut y trouver un écho à sa propre culture et participer ainsi à l’histoire de l’humanité.

L’Allée des Géants

Tel un parcours initiatique, cette Allée des Géants encadrée de 19 statues monumentales en ciment peint ouvre la perspective qui conduit à « l’Étrange Musée Tatin ».

Le Dragon

Le Dragon est le gardien bienveillant du cœur du musée, auquel n’échappe aucun passage de visiteur. C’est une entrée symbolique dans l’univers de l’artiste.

La maison des champs

Le lieu de vie de Robert et Lise Tatin à Cossé-le-Vivien a été labellisé Maison des illustres par le ministère de la Culture en 2012. « Ces lieux montrent combien le patrimoine est un territoire vivant, combien il se nourrit de la personnalité et de la sensibilité de ceux qui y ont laissé leur trace et l’ont habité ».

Les bas-reliefs

Le musée est ceint de hauts murs ornés de bas-reliefs contant mythes et légendes fondateurs de grandes civilisations, de l’Orient à l’Occident.

Le Jardin des Méditations

De la Porte du Soleil au levant à la Porte de la Lune au couchant, le Jardin des méditations se déploie sur 500 m². Autour du bassin central, le déambulatoire conduit dans les salles d’exposition où Robert Tatin a lui-même disposé céramiques, peintures, écrits, dessins et aquarelles.

LES JARDINS

Du petit jardin potager qui jouxtait la maison à l’arrivée de l’artiste jusqu’au domaine actuel de plus de six hectares, l’écrin de verdure qui abrite le musée n’a cessé d’évoluer. Les principaux aménagements autour du musée ont été réalisés à partir de 1997 selon les souhaits de Robert Tatin et avec la volonté de valoriser et de préserver l’identité de son œuvre. Il ne s’agit pas ici de reproduire un modèle de jardin mais de composer des espaces fleuris et arborés, comme un prolongement visuel, intellectuel et spirituel du musée.

Le refuge à papillons

Depuis 2008 les jardins du musée sont reconnus Refuge à papillons en s’associant au G.R.E.T.I.A. (GRoupe d’ÉTude des Invertébrés Armoricains). Les papillons, particulièrement dépendants des plantes sauvages pour subvenir à leurs besoins, peuvent ici accomplir la totalité de leur cycle de vie.

Le labyrinthe

La plantation des six cents charmes sur environ 1000 m² a été effectuée en 2009 à partir de dessins et croquis de Robert Tatin. Le terme de labyrinthe est inexact : il ne s’agit pas de s’y égarer mais plutôt d’un cheminement méditatif et ludique, sans aucune impasse ni cul-de-sac.

LES COLLECTIONS DE PEINTURE

C’est par la peinture que Robert Tatin aborde la création artistique. Vers l’âge de 17 ans, il découvre les grands musées parisiens. Dès lors, il ne se départit plus d’une admiration pour certains artistes du passé, auxquels il rend hommage dans ses propres œuvres.
Inscrit à l’École des Beaux-Arts de Paris puis à l’atelier de fresque de l’École des Arts Appliqués, il y apprend les techniques picturales qui lui permettent d’exprimer sa pensée mais également un goût, revendiqué toute sa vie, pour le travail artisanal de la matière.
Après la Seconde Guerre mondiale et jusqu’au début des années 1980, des galeries internationales diffusent ses peintures. D’autres sont présentées dans des salons et lui valent de remporter des prix internationaux. Aujourd’hui, de nombreuses œuvres de Robert Tatin sont dispersées à travers le monde, sans être toutes répertoriées.

Le Cirque

Entre fêtes et violence des souvenirs d’enfance, l’artiste place la vie à venir au centre du tableau, dans le ventre de l’écuyère. Celle-ci chevauche un dragon entre l’espace aérien des trapézistes et celui des profondeurs, jonché de membres tranchés.
Huile sur toile, 1973, 130 cm x 195 cm

Arcane VI

En s’installant à Cossé-le-Vivien en 1962, Robert Tatin voit dans le paysage fleuri devant sa maison une « terre promise ». Loin des tribulations et des tumultes passés, il espère avoir rencontré l’amour et la sérénité mais aucun bonheur n’est absolu.
Huile sur toile, 1971, 130 cm x 195 cm

Christiane

C’est en s’inspirant des peintres primitifs italiens dans la représentation des lointains comme dans le traitement des couleurs que l’artiste représente Christiane, son premier amour.
Huile sur bois, 1919, 13,5 cm x 21 cm

LA CÉRAMIQUE

C’est le modelage de la terre qui offre à Robert Tatin sa première notoriété artistique. En 1947, dans son fond de bougnat parisien transformé en petit atelier de céramique, rue de la Cerisaie, il reçoit Jean Dubuffet ou Jacques Prévert… Les critiques sont enthousiastes et la presse lui consacre des articles élogieux. Le refus des compromis conduit cependant Robert Tatin à décliner l’invitation à exposer ses céramiques avec La Compagnie de l’Art Brut et dès 1950, il s’expatrie en Amérique du Sud.
Avec le soutien de Matarazzo Sobrinho, grande figure de l’art brésilien, il poursuit des expériences techniques novatrices et il obtient un premier prix à la première biennale de São Paulo en 1951. Dès lors, les expositions se succèdent. Robert Tatin installe son atelier avec le même succès à Buenos Aires et devient une des figures importantes du renouveau de la céramique au milieu XXe siècle.

Patcha Mama

Divinité omniprésente dans le panthéon des cultures de l’Amérique centrale, la Patcha Mama est la Terre-mère, la Terre-nourricière.
Terre cuite colorée, 1954, 31,1 x 19,5 x 12,2 cm

Broche Sirène

Le thème de la sirène devient récurrent dans les créations de Robert Tatin. Il évoque le mythe de la femme fantasmée, omniprésente et inaccessible.
Terre cuite émaillée, 1948, 6,7 x 5,5 x 1,8 cm

Grand vase au bateau

C’est dans son atelier de Buenos Aires que l’artiste, à l’apogée de sa notoriété, réalise le Grand vase au bateau. À cette époque, il se décrit lui-même comme « un peintre de terre » pour lequel les aspects techniques de la couleur sont primordiaux.
Terre cuite émaillée, 1954, 70 x 25 x 65 cm

Les ARTS GRAPHIQUES

Croquis, gouaches, aquarelles sont autant de moyens pour Robert Tatin d’observer le monde qui l’entoure. Plus que de simples carnets de voyage, ils sont le fruit d’une observation fine et assidue de la nature, des hommes et des femmes qu’il rencontre. L’artiste y renouvelle ses études picturales et multiplie les expérimentations colorées. Nombre de lithographies rehaussées de couleurs sont des études nécessaires à l’œuvre définitive peinte sur toile. Plans et dessins sont aussi les outils essentiels et quotidiens de la conception des statues et monuments qui composent son musée.

Les thons

Lors de ses voyages, Robert Tatin est un observateur assidu de la vie quotidienne. On devine ici la rapidité d’exécution mais le trait demeure précis et délicat.
Encre de Chine sur papier, 1960, 26,2 x 34,8 cm

Jeux Bigouden Pen Marc’h

L’enfance de Robert Tatin est bercée par les contes et légendes de Bretagne. Dans ses dessins croqués sur le vif, il transmet des traditions populaires et un folklore venu de la nuit des temps.
Encre de Chine et crayon sur papier, 1949, 25,8 x 30,7 cm

Vue d’ensemble

Cette vue plongeante offre une vision assez précise du musée dès 1969. Si les monuments ne sont pas encore tous conçus à cette époque, la structure générale est déjà en place.
Stylo et bille et crayon sur papier, 1966, 26,8 x 20,9 cm

Les CRÉATIONS TEXTILES

De 1968 à 1976, Robert Tatin installe un atelier de couture à l’étage de sa maison de La Frênouse. Une couturière et brodeuse y réalise des vêtements et des accessoires conçus par l’artiste : ces créations portent toutes la signature Atelier Robert Tatin (ART). Répondant à la commande de collectionneurs et d’amis, l’artiste, très attentif aux choix des matériaux, imagine des vêtements sur-mesure ornés de motifs qui reflètent leur personnalité ou l’actualité. Ces pièces illustrent la variété des champs d’inspiration de Robert Tatin et arborent des motifs qu’il explore également dans les autres forment d’expression de son art.

Veste au pêcheur

Cette Veste au pêcheur est le fruit d’une longue amitié et d’une complicité artistiques d’où émerge la personnalité de celui qui l’a portée. Le personnage semble partagé entre l’image de sa famille attablée dans la maison et l’exaltation de la pêche à la ligne.
Drap de laine, feutre et cabochons en verre, 1974, ART, 77 x 57 cm.
Don de la famille Manoury

Tunique-Apollo 11

À la fin des années 1960 la conquête de l’espace est dans tous les esprits. Le premier pas de l’homme sur la Lune inspire Robert Tatin. Les trois astronautes aux sourires confiants sont propulsés dans l’espace.
Drap de laine, coton, perles et cabochons en verre, 1974, ART, 83 x 63 cm.
Don de la famille Manoury

LE CHAMP DE SCULPTURES

Fidèle aux souhaits de Robert Tatin, le site demeure un lieu d’innovation et de création où l’art d’autres créateurs continue de s’exprimer. Le champ de sculptures poursuit le rêve de Robert Tatin d’un village de créateurs, vivant et mouvant.

Starshaman le taureau céleste

C’est un roi taureau caparaçonné d’acier vernis, invincible, à la fois puissant et délicat. L’animal familier de nos campagnes, omniprésent dans les mythes et mythologies sur tous les continents, nous invite vers un univers onirique indissociable de l’œuvre de Robert Tatin.
Anthony Trossais, 2006, acier, 250 x 200 x 480 cm

Vie et mort du bélier

Le doute et l’inquiétude sont omniprésents dans l’œuvre à la fois déroutante et troublante de Sylvain Hairy. Celle-ci a la beauté des ruines : la mort y est comme immobilisée, suspendue…
Sylvain Hairy, 1979-82, aluminium, 80 x 300 x 90 cm

Remonter la page