Gâtées
Informations sur l'évènement
- Date : Du 19 juin au 20 septembre 2026
- Heure : De 10H00 à 18H00
- Lieu : 2e étage du logis
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Tarifs :
Tarif d'entrée du CIAP
Tarif plein : 4 €
Tarif réduit : 2 €
Gratuit : moins de 18 ans
Gâtées
Stéphanie Cherpin et Jeanne Moynot
Du 19 juin au 20 septembre 2026
Au Château de Sainte-Suzanne, au musée Robert-Tatin, au musée de Jublains
Soucieux de développer et d’ancrer les arts visuels dans sa politique culturelle et de soutenir la création contemporaine, le Département de la Mayenne a invité en résidence sur ses trois sites patrimoniaux pendant six semaines entre janvier et septembre 2026 les artistes contemporaines Stéphanie Cherpin et Jeanne Moynot.
Pour cette deuxième édition de la résidence INVITATION#2, elles ont choisi d’associer à leur création in situ au Château de Sainte-Suzanne des œuvres d’autres artistes choisies parmi la collection du Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC) des Pays de la Loire. Elles ont investi le musée archéologique de Jublains avec des œuvres déjà existantes et proposent au musée Robert-Tatin une rencontre entre leurs créations et celles de Marie Pincour empruntées au Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers (MANAS) de Laval.
« Tout ça, ça fait du monde. Une bande de travailleureuses de l’art, avec des artistes mort·es, des vivant·es. Une famille choisie avec des liens du sang (l’aïeule de Stéphanie) et des liens du cœur. Un arbre généalogique recomposé pour l’occasion. Le dialogue est ouvert avec nos mort·es, nos adelphes et les enfants qu’on a, ou qu’on n’a pas eus, ou qu’on voudrait avoir. Une exposition à voir résolument en famille. Selon la définition que vous voulez mettre derrière.
L’exposition se pense comme une convergence de pratiques et d’affects avec une bonne dose d’humour et de lâcher prise. Le titre Gâtées révèle plusieurs sens comme autant de facettes de leurs travaux. Être gâté·es au sens d’être chéri·es. À Marseille, on dit maon gâté·e pour ma chéri·e. Ou alors gâté pour dire d’un fruit qu’il est abîmé. La polysémie du titre suggère à la fois du love et du sale, ou encore des grands sourires avec des dents défoncées.
Au Château de Sainte-Suzanne, leur dispositif se pense comme une scène qui rend compte de gestes artistiques à rebours d’une logique patrimoniale. On montre le décor et l’envers du décor, avec des vidéos tournées pendant la résidence par exemple. Le processus compte autant que le résultat. Les sculptures de Stéphanie Cherpin subliment les assemblages de fortune. Pour ne pas se faire mal, elle les a réalisées depuis des matériaux légers (intérieur de gilets de sauvetage, dentelle, tubes en carton). Jeanne Moynot propose des lampions peints réalisés avec des sacs à gravats. La légèreté s’infiltre dans la lourdeur d’une Histoire. Ça fait des poches d’air, des fissures, des trous. L’espace est délimité par un cordon ombilical fait de totottes en plastique, de chaussettes rembourrées, de laisses de chiennes et d’autres matériaux glanés par Jeanne Moynot. On ne coupe pas le cordon ici, on l’utilise, on l’agrandit, on le transforme. »
Stella Cani